PAROLES DE PREMIERS DONS

La générosité n’attend pas le nombre des années

Entre espoir et avenir, les jeunes représentent une population essentielle à fidéliser pour assurer l’autosuffisance en produits sanguins. Les 18-24 ans passent rapidement à l’acte…..

Mais ils ne donnent pas toujours suite immédiatement .Ils sont à la fois les plus réactifs face aux sollicitations en matièrede don de sang et les moins fidèles, du moins au cours de leur première année de « donneur ».En 2008, plus de 9% d’entre eux donnaient leur sang, soit nettement plus du double de la moyenne générale  , tous âges confondus.

Pourquoi donnent-ils ?

La transfusion sanguine française repose sur le principe su volontariat .Chaque jour , à travers tout le territoire ,des milliers d’hommes et de femmes , prennent de leur temps pour venir bénévolement offrir leur sang ,pour des patients qu’ils ne connaissent pas .Membres d’associations de donneurs ,donneurs en entreprise, jeunes, moins jeunes,donneurs réguliers, donneurs occasionnels, les façons de donner sont multiples mais elles ont toutes un objectif commun : sauver des vies.

 

Ils ont la parole.

Pierre de Plouescat : »J’ai donné mon sang pour la première fois l’été dernier. J’ai constaté qu’il y avait peu de jeunes!On m’a dit également qu’il y avait de moins en moins de donneurs…Il faut reconnaitre qu’à notre âge, on pense à autre chose. Ah ! la majorité : les  boites de nuit, le permis de conduire,le droit de voter, les examens … On est peu informé sur le Don du Sang. Peut être se fait on de fausse idées, en tout cas, on en parle pas vraiment entre nous .
C’est pourquoi je vous écris, pour vous renseigner et vous montrer à quel point ce petit geste facile  est important.
Le don du Sang : on oublie souvent que c’est la seule solution pour approvisionner les hôpitaux.
En cas d’accident et d’hémorragie grave, pour traiter la leucémie et le cancer du sang, pour traiter les maladies de la moelle osseuse…

                                        C'est-à-dire des maladies qui touchent particulièrement les jeunes.
Maintenant vous comprenez  mieux l’importance du don du sang pour sauver la vie de ceux qui sont peut être nos parents, nos amis. Vous avez peur d’être « vampirisé » ou d’avoir mal? En réalité, donner son sang est geste simple, facile et sur, et qui prend peu de temps :
vous remplissez un questionnaire pour s’assurer que vous êtes en bonne santé
vous en parlez ensuite avec  un médecin et si tout va bien on vous prélève un peu de votre sang, c’est indolore. 
Après quoi vous allez vous restaurer avec d’autres personnes qui ont fait le même geste que vous : une occasion             comme une autre de faire des rencontres…..
Au total, cela vous prendra au maximum une heure. C’est peu de temps pour un geste de solidarité qui permet de sauver
des vies. Peut être hésitez vous encore par flemme ou par peur ? J’avoue que moi aussi, avant de me décider, j’ai eu un
peu peur : peur d’avoir mal, de m’évanouir….. En fait, je n’ai rien senti, cela m’a plutôt donné  une pêche d’enfer ! avec  ce sentiment diffus de la satisfaction d’avoir osé et d’avoir réussi.

                                                                Alors n’hésitez  plus DONNER VOTRE SANG !
Des collectes itinérantes sont régulièrement organisées, peut être que le centre de transfusion est près de chez vous…. Renseignez vous auprès des Amicales De donneurs, parlez en autour de vous.

                                                                "ON A EN PERMANENCE BESOIN DE VOTRE SANG ! "

EMILIE   tout fraîchement 18 ans, a sans le savoir, franchi très vite le pas du premier don. Sous l’influence du Président du Comité de  Don du Sang de sa ville, elle a dit « oui » Elle y pensait depuis un moment mais ne savait pas qu’elle y arriverait si vite ; elle voulait s’y préparer, se renseigner.  Il lui a fallu prendre son courage à deux mains pour franchir le cap. « J’y songeai depuis un moment déjà sachant l’importance des dons : je ne comprend pas que les gens ne soient pas plus  motivés par le fait de donner leur sang car je pars du principe qu'un jour ou l'autre n'importe qui peut en avoir besoin. J’ai envie de crier à tout ces gens qui ont peur ou qui se disent que ça ne sert à rien qu'ils ont tort et que je suis fière de pouvoir donner quelque chose d'autre que de l'argent. Mais j'étais décidée : qu'est ce que la crainte d'une aiguille, comparée au prix d'une vie ? Rien… La vie vaut plus qu'une petite frayeur surmontable. Et bien oui, j'y suis arrivée… les mains moites, le cœur battant : j'y suis allée avec ma cousine pour ne pas être seule, pour être soutenue. Je pense que c’est une bonne chose que d’y aller avec une amie qui connaît déjà le don, on se sent mieux, moins seule face à toutes les blouses blanches. J'ai à peine  senti l'aiguille, l'infirmière avait  un très bon coup de main et elle a su me mettre à l'aise.  Le prélèvement a duré en tout et pour tout ¼ d’heure. Je suis ensuite partie prendre une bonne collation et je suis rentrée chez moi heureuse de mon geste et prête à recommencer. Alors n’hésitez plus, faites comme moi, vaincre ses craintes pour donner aux autres un peu de vie ! »

 Laurent, 21 ans   « Il y a tout juste un an, j’ai été victime d’un accident de la route qui a failli me coûter la vie. Six mois d’hospitalisation suivis d’une longue rééducation m’ont fait réfléchir au prix de la vie. Ce que je sais, c’est que sans les nombreuses transfusions sanguines qu’on m’a faites, je ne serais plus là aujourd’hui pour apporter mon témoignage. Ce que je sais aussi, c’est que, dès que j’ai eu 18 ans, j’ai fait des dons de sang à chaque fois que j’en avais la possibilité. Je ne me doutais pas à ce moment-là que j’aurais à en bénéficier moi-même.   Et un de mes regrets c’est de ne plus être autorisé à le faire à l’avenir. Je dis donc à tout le monde : pensez à faire ce petit geste de solidarité ! »

 

Don du sang : des patients témoignent
A travers des mots simples et touchants, des personnes ayant été transfusées racontent comment, au travers d'un simple geste, des donneurs les ont aidées à combattre la maladie, à vivre, tout simplement. Ces témoignages sont également l'occasion de comprendre la nature des besoins en produits sanguins et de ne pas oublier que le sang est un "médicament".

 

Benoît « Depuis ma naissance, je souffre d'une maladie génétique qui me prive d'une partie de mes défenses naturelles. Toutefois, si je peux vivre quasi normalement, c'est parce que je reçois régulièrement des perfusions d'immunoglobulines. Aujourd'hui, je peux même voir sereinement mon avenir, à condition de toujours disposer du plasma nécessaire à la fabrication des immunoglobulines. Mon médicament, c'est toi. »

 

Rebecca  « A 24 ans, ma vie a basculé… On m’annonçait que j’étais atteinte d’un lymphome : mon premier cancer…
 8 mois après ma rémission et 15 cures de chimiothérapie, je suis de nouveau tombée malade… Deuxième cancer : j’étais atteinte d’une leucémie ! Fragilisée durant cette période, je n’étais plus à même de fabriquer des éléments essentiels au corps humain, j’avais donc un besoin régulier et quasi quotidien de globules rouges et plaquettes. Chacun d’entre nous peut être touché par la maladie et avoir besoin un jour de sang ou de plaquettes, alors n’attendons pas d’être confrontés à cette situation pour agir ! Il faut donner spontanément son sang, ses plaquettes, ou sa moelle osseuse. Ce sont les seuls moyens d’aider les personnes atteintes de leucémie. Donner son sang et ses plaquettes est un geste d’espoir et de partage, c’est donner un peu de soi-même de façon bénévole et anonyme au service de la vie. »

 

Virginie « Le seul mot qui me vient à l’esprit est simplement merci ! Merci à vous, donneur de sang, qui allez peut-être lire ces lignes et qui m’avez sauvé la vie, le 29 décembre dernier. Ce jour-là, je suis partie à la maternité pour aller donner naissance à ma petite Coline. Tout a basculé : hémorragie de la délivrance. Les médecins ont pratiqué une embolisation et j’ai été transfusée de 11 poches de concentré de globules rouges, 6 poches de plasma, 1 concentré de 6 unités plaquettaires, et 2 de clotagène (médicament dérivé du sang). Sans cette transfusion, je ne serai plus là aujourd’hui. Même si on se sait mortel, on pense toujours que ce genre d’accident de la vie ne peut pas nous arriver. Comment aurai-je pu imaginer frôler la mort en donnant la vie ? Ce bonheur d’être vivante, je vous le dois à tous, vous qui venez généreusement, anonymement, offrir votre sang. Puisse mon témoignage encourager d'autres personnes à venir faire ce geste. »

 

Trésor « J’ai 22 ans et je suis atteint de drépanocytose, une maladie génétique grave et incurable qui touche les globules rouges du sang. Je suis sous échange transfusionnel* depuis octobre 2005 (…) : il faut de nombreuses quantités de sang, alors je vous encourage à donner votre sang, parce que vous ne vous rendez peut-être pas compte à quel point c’est utile et à quel point ça change la vie des personnes atteintes par la drépanocytose. » 

*Cet acte transfusionnel a pour but de corriger l’anémie et de diluer les hématies drépanocytaires.

                                       
                                 SOYEZ PAS NULS FILEZ VOS GLOBULES

 

 

 

 

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